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....Après coup, je compris: ce qui désormais m'émouvait, c'était ce qui ne correspondait à rien de connu. Si une émotion évoquait la joie, la tristesse, l'amour, la nostalgie, la colère, etc., elle me laissait de glace. Ma sensibilité n'ouvrait plus ses portes qu'aux sentiments sans précédent, celles qui ne pouvaient être classées parmi les bonnes ou mauvaises. Il s'en alla de même pour ce qui dès lors, me tint lieu de sentiments : je n'éprouvais plus que ceux qui vibraient par-delà le bien et le mal.
....L'oreille m'avait ramené parmi les vivants. Je décidai d'ouvrir une nouvelle fenêtre : l'oeil. Il semblait que l'art contemporain fût conçu pour les êtres de mon espèce.
....On me vit là où je n'étais jamais allé auparavant, à Beaubourg, à la FIAC. J'y regardais des propositions qui ne rimaient à rien : c'était ce qu'il me fallait.
....L'oreille m'avait ramené parmi les vivants. Je décidai d'ouvrir une nouvelle fenêtre : l'oeil. Il semblait que l'art contemporain fût conçu pour les êtres de mon espèce.
....On me vit là où je n'étais jamais allé auparavant, à Beaubourg, à la FIAC. J'y regardais des propositions qui ne rimaient à rien : c'était ce qu'il me fallait.
Journal d'Hirondelle - Amélie NOTHOMB
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